mercredi 13 juin 2012

la construction et la rédaction de l'essai : auto-évaluation



Écriture personnelle, dissertation, essai : la deuxième partie de l'épreuve, notée sur 10.

Méthode.

- j'ai identifié les notions du programme contenues dans le sujet.
- j'ai (éventuellement) reformulé et expliqué, défini et problématisé les termes importants du sujet.
- j'ai annoncé et choisi un plan.
- j'ai finalement répondu à la question posée dans mon introduction.

Connaissances.

- je ne me suis pas contenté des arguments du dossier de la synthèse, au contraire...

- j'ai illustré et enrichi mes arguments d'exemples précis et variés :
- tirés de l'actualité,
- tirés de l'histoire,
- du cours, par exemple de l’aide-mémoire et du bilan
- de mes connaissances, lectures et discussions.

- les noms des auteurs et des références sont bien orthographiés.

Rédaction.

- mon argumentation comporte plusieurs paragraphes, et ne se présente pas comme un "bloc de texte" illisible.
- j'ai utilisé plusieurs connecteurs logiques.
- j'ai exprimé des jugements de valeur et montré une implication et une connaissance personnelle du sujet et de ses notions (loin des clichés et des banalités).

le paroxysme du sport spectacle et la "glorieuse incertitude sportive"

28/ 8/ 2011, Championnats du monde, Daegu, Usain Bolt est disqualifié pour un faux départ, privant les championnats du monde de la confrontation la plus attendue.

triple AAAnelka

Martin Vidberg.

miroir fidèle, miroir déformant ?


L'organisation d'un grand spectacle sportif est liée à la volonté de valoriser un pays, une société. C'est aussi prendre le risque d'attirer l'attention sur des aspects que l'on souhaitait oublier ou occulter, s'exposer aux polémiques voire déchaîner des passions. Cet exemple montre aussi à quel point il est difficile de contrôler la communication dans un contexte qui se prête à toutes les ambigüités...

"Alors que la police polonaise craint des débordements entre supporteurs avant le match entre la Pologne et la Russie, mardi 12 juin, et que le ministère de l'intérieur considère l'événement comme "le plus grand défi pour les services d'ordre dans la capitale", des propos du maire-adjoint de Gdansk à propos des habitants de sa ville ont créé la polémique.

Dans une émission de radio, Andrzej Bojanowski a qualifié les habitants de sa ville, une des quatre villes où se déroule l'Euro en Pologne, de "gens normaux, blancs et civilisés", les félicitant de leur comportement "vis-à-vis de nos invités qui, par conséquent, se sont aussi comportés comme des gens blancs normaux".
M. Bojanowski, 40 ans, a ensuite présenté ses excuses dans les colonnes de l'édition locale du quotidien Gazeta Wyborcza, évoquant "une formule maladroite". "J'ai voulu simplement remercier les habitants et les invités, quelle que soit la couleur de leur peau", a-t-il assuré.
Lien de cause à effet ? Le Premier ministre polonais Donald Tusk s'est insurgé mardi contre les accusations de racisme formulées parfois à l'égard de la Pologne lors de l'Euro-2012. "Soyons francs, des attitudes racistes ou antisémites parmi les hooligans polonais sont un fait. Mais je proteste fermement quand on stigmatise la Pologne comme un pays où ces phénomènes négatifs iraient en s'amplifiant", a déclaré M. Tusk à la presse. Selon lui, la Pologne est en Europe un pays où ces phénomènes sont "beaucoup moins présents que dans beaucoup d'autres pays, y compris les pays les plus développés".
"Ce n'est pas en Pologne qu'on met le feu aux maisons où vivent des immigrés ! Ce n'est pas en Pologne où les centres pour immigrés sont assiégés par des néo-nazis et où on tire sur les élèves d'écoles juives !", a-t-il insisté, en faisant référence à des événements récents dans différents pays d'Europe occidentale. La question du racisme est présente depuis le début de l'Euro, avec les "cris de singe" adressés mercredi dernier aux joueurs de couleur des Pays-Bas à Cracovie (sud) lors d'un entraînement."
Le Monde, 12 juin 2012

sincérité, fausse naïveté, instantanéité, spontanéité et cynisme, de quoi se perdre avec twitter


LA REVUE DE PRESSE de LIBERATION
"Pour les éditorialistes, le soutien affiché de la compagne du président à l'adversaire de Ségolène Royal relance le débat sur la place de la vie privée du président.

Le soutien de Valérie Trierweiler à l’adversaire socialiste dissident de Ségolène Royal à La Rochelle est considéré par les éditorialistes de la presse mercredi comme un «règlement de comptes» entre femmes et le «premier couac de la présidence normale» de François Hollande.
«Avec Cécilia, puis Carla Sarkozy, on avait connu l'Élysée bling-bling. Avec Valérie Trierweiler, voilà l'Élysée bourre-pif», écrit Patrick Fluckiger dans L’Alsace. Selon lui, la passe d’armes entre la nouvelle compagne du président et sa devancière «détruit, en quelques lignes, des mois d’efforts de François Hollande pour apparaître fort, serein et rassurant».
Pour Bruno Bécard de La Nouvelle République du Centre-Ouest, ce tweet n’est pas «le léger gazouillis frais et innocent d’un moineau au printemps. C’est un Scud adressé par Valérie Trierweiler à Ségolène Royal».
Un Scud qui a des «allures de règlements de comptes», ajoute Daniel Ruiz dans La Montagne, et qui est «l’illustration du niveau zéro de la politique et cause grand tort à celui qui aspire à la simplicité».
Patrice Chabanet du Journal de la Haute-Marne estime que la prise de position de la compagne du président de la République fait entrer «le fiel des inimitiés personnelles entre femmes dans le chaudron politique», ce qui affaiblit «forcément François Hollande en rallumant un doute épais sur sa capacité à contrôler la situation».
Le tweet de soutien au dissident Olivier Falorni a ceci de «déprimant qu’il nous ramène à certains errements du sarkozysme», affirme Paul Quinio dans Libération, pour qui «le mélange des genres entre vie privée et vie publique revient par la fenêtre».
«Le coup d'éclat se teinte d’une lumière vaudevillesque», estime Cécile Cornudet dans Les Echos, quand Yves Thréard du Figaro juge que ce tweet «est tout autant un acte politique grave, lourd de conséquences, qu’un épisode digne d’un vaudeville sur lequel on n’a pas fini de gloser et de sourire».
«On croyait en avoir fini du mélange sulfureux entre politique et vie privée après les débuts de la présidence Sarkozy, et voilà que ça recommence !», s’exclame Bruno Dive de Sud-Ouest.
Rémi Godeau dans l’Est Républicain souligne que François Hollande prétendait «s’affranchir des pratiques de son prédécesseur» et que le voilà pris «en flagrant délit de franchissement de ligne public-privé».
«Drôle d’image qui nous est offerte d’un président pris en sandwich entre deux femmes de caractère», constate Philippe Waucampt dans Le Républicain Lorrain. Une «rivalité publique», d’après l'éditorialiste, qui semble accréditer «la réputation de flou» que Martine Aubry voulait «épingler au revers de François Hollande lors de la primaire socialiste».
Qualifiant ce tweet de «venin», Hervé Chabaud dans L’Union/L’Ardennais précise que la compagne de François Hollande, en s’en prenant à la mère des enfants du chef de l’Etat garantit «le buzz dense de cynisme et d’ironie»."
(AFP)

vendredi 8 juin 2012

sportifs, champions, héros (1)


SYNTHESE
sportifs, champions, héros.

- "Haider, Hamza et Ahmed, trois rameurs irakiens qui rêvent des JO", RUE 89, 22 février 2012.

- "Henry soit qui mal y pense", Par G. SCHNEIDER, Libération, février 2012.

-  "De Damas à Londres à contre-courant", 28 février 2012, Le Monde, Simon Carraud,

-  "Raphaël Poulain raconte ce que beaucoup ne veulent pas entendre", compte-rendu du livre Quand j'étais Superman, 19 septembre 2011, blog Contrepied.



ANALYSE A PRIORI 

les trois axes : pratique / spectacle / discours


# le titre

- une progression
- l'enjeu : le statut des sportifs
- au delà de la pratique sportive, qu'est ce qui fait que les sportifs sont considérés (reconnus) comme des champions, voire célébrés comme des héros ?

# le corpus

- des portraits, des sources variées
- une grande diversité des sports, des statuts et des contextes : sportifs en devenir ou retraités, stars mondiales, vedettes locales ou anonymes, des pays en guerre, etc.


les métamorphoses du sport spectacle, 1972


visions of 8 / 8 points de vue


les métamorphoses du sport spectacle : visions of 8

Munich, 1972.
"8 cinéastes capturent ce que l'oeil nu ne saurait voir".
Sans référence trop flagrante au terrorisme qui endeuille cette édition des Jeux.

forza bastia ! tati et les métamorphoses du sport spectacle


Evidemment, Jacques Tati savait que le sport contenait sa dose de gags. L’ancien rugbyman du Racing n’a pas d’équivalent pour puiser dans la geste sportive afin de nourrir d’abord ses sketchs, puis ses films. Sans qu’il n’ait eu rien à faire sinon balader son regard “Tatiesque” sur une événement alors d’importance, la finale aller de la coupe de l’Uefa en 1978 opposant Bastia au PSV Eindhoven à Furiani, il va (je reprends les critiques) inventer le documentaire comique.

Tati avec trois opérateurs va capter la “furia” bastiaise qui elle aussi, ne manque pas de ressorts comiques. Le grand Jacques, qui réalise-là une commande à l’invitation de Gilbert Trigano, ne sait sans doute pas qu’il va être aussi bien servi par ses personnages (les habitants de Bastia) que par la météo qui va lui offrir un scénario cocasse. En effet, outre les déguisements, trompettes, revolver exhibé, pétards, resquilleurs, bref ce carnaval de rue qui emmène le spectateur jusqu’à Furiani, un orage va transformer la pelouse en rizière et là démarre “le ballet des balais”. Le terrain est impraticable à l’évidence mais, on le sait, à Bastia on ne renvoie pas les gens chez eux pour si peu. Donc on éponge, avec des seaux, des sacs de sable. On peint les lignes blanches à même la gadoue, on fait patienter le public qui sous la douche reste chaud comme la braise.

Ce documentaire formidable qui était projeté hier à la Cinémathèque de Bercy l’est à plus d’un titre. Bien sûr, il y a ce qui intéresse Tati, le grouillement, les absurdités humaines, et d’un autre côté il y a ce qui échappe à Tati, parce que ça ne peux pas l’intéresser alors. Plus de trente ans après cette affreuse partie de water-polo, il est inévitable pour ceux qui l’ont vécu, de ne pas penser au drame de Furiani du 5 mai 1992. Ce Bastia-Marseille de coupe de France qui n’aurait pas dû se tenir sur ce stade trop petit, trop vétuste. Déjà dans le film de Tati on voit des tribunes provisoires, on voit des gens sauter, on voit l’inconscience, des visages angoissés, le laxisme tous azimuts et à la fin les traces que laissent au sol les spectateurs évanouis. Cet amoncellement d’objets hétéroclites sans vie après tout ce tintouin, cette comédie de sport, cette cours des miracles. Et puis c’est la fin du film. Sans doute la fin d’une innocence, avant que Bastia ne se normalise, après avoir poussé sa folie au paroxysme de la violence.

Jacques Tati n’aimait pas les images de son film et ne voulut pas le montrer; En 2000, Sophie Tatischeff monta les bobines qui dormaient. Bien heureusement, car dans ces prises qui deviennent documentaire aussi grâce à l’histoire à suivre du club, Jacques Tati prouve qu’il était un excellent reporter. C’est peut-être cela qui ne lui plaisait pas dans ce travail. Pas assez subjectif, pas assez ironique, pas assez de recul pour le grand cinéaste. Ici, le réel est étrangement plus questionnant que le facteur qui double des cyclistes professionnels en sifflotant. Le temps et le devenir du club de Bastia a rehaussé son film au rang de grand document, ce qui suffit à justifier aujourd’hui amplement l’ existence de ce “Forza Bastia”
Olivier Villepreux
Pour voir le film “Forza Bastia” sur le net taper:
http://video.google.fr/videoplay?docid=-6786655406535278584
Il vaut mieux le voir en salle, la qualité de l’image n’est pas bonne.
Extrait de l'excellent blog Contrepied, avril 2009.

jeudi 7 juin 2012

les valeurs du sport (2), synthèse, compte-rendu



PREREQUIS 

- l'analyse du texte officiel, 
- les 3 axes : pratique, spectacle, discours ;
- le dossier n°1, "les valeurs du sport", Coubertin et la Charte olympique (1896/2007), Léo Lagrange (1936) et I. Queval ("naissance" du sport depuis 1828, collège de Rugby) et sa problématique :

DANS QUELLE MESURE LES VALEURS DU SPORT SONT ELLES APPLIQUÉES / SONT-ELLES FACILES A METTRE EN PRATIQUE ?

QUE DEVIENNENT LES VALEURS DU SPORT LORSQU'ELLES SONT MISES EN PRATIQUE ?



Exemple de PLAN


I. les valeurs du sport, souvent invoquées, sont désormais discutées :

a - le programme humaniste classique
b - une vision critique
c - le recul de la sociologie qui relativise leur statut : modèle ou miroir ?

II. ces doutes et ces critiques sont liées à sa transformation en spectacle (spectacularisation)

a - la mise en scène,  l'identification et les rituels
b - un vecteur de communication ambigu
c - la médiatisation et la commercialisation, source de dérives

III. le sport conserve cependant une dimension structurante très forte

a - la variété des pratiques et l'intensité des engagements
b - la diversité et la richesse des acteurs
c- le besoin de politiques fortes : mettre les pratiques en conformité avec les valeurs.



***

Exemple de rédaction de l'introduction


Depuis la renaissance du sport moderne dans les collèges anglais au début du 19ème siècle et surtout la rénovation des Jeux olympiques par Pierre de Coubertin, les valeurs du sport sont investies d'un fort pouvoir ce transformation de la société : leur mise en pratique la rendrait plus pacifique et harmonieuse. Ce dossier nous montre que ces idéaux sont difficiles à appliquer et parfois remis en cause. Ainsi deux intellectuels, Jappert et Landa semblent sceptiques quant à leur existence même, alors qu'ils sont instrumentalisés par les entreprises, telle la FDJ. Le sociologue Paul Yonnet considère de son coté que "ce n'est pas l'argent qui pourrit le sport", et l'organisation au mois d'août dernier de la "Coupe du monde des sans-abris" suscite beaucoup de réserves et de discussions. Comment les valeurs du sport sont-elles appliquées dans notre société ? Après avoir précisé...., puis exposé...., nous verrons en quoi...

les valeurs du sport (2), synthèse, le document iconographique





Les trois axes : pratique / spectacle / discours



- la pratique du sport de haut niveau ("championne du monde")
- les contraintes financières et matérielles ("ressources limitées")


- la reconnaissance médiatique de "l'athlète d'exception"
- la hiérarchie des sports
- un vecteur de communication pour la FDJ

- la joie
- l'égalité ("chacun a droit à sa chance")
- les émotions pures contre l'appât du gain : le message paradoxal de la FDJ