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mardi 1 septembre 2015

un (bel) éloge des souvenirs


Je me souviens : le thème 2016-2017



BTS / session 2014-2016 / CGE
Thème n° 2 - Je me souviens

Problématique(s)

Pris dans le flux de l'immédiat et du court terme, emportés par le cours accéléré de la vie, nous n'en prenons pas moins le temps de nous tourner vers le passé. 

1>    Nous explorons nos souvenirs personnels,
2>    nous partageons des souvenirs communs et
3>    nous nous replongeons volontiers dans un passé reconstruit et idéalisé.

Pourtant, nous acceptons aussi d'oublier, nous en percevons même la nécessité. Nous oublions ce qui est
1>    anecdotique,
1>    ce qui est accessoire ;
2>    nous oublions parfois aussi l'essentiel. 

La littérature contemporaine rend bien compte de ces contradictions : nous cultivons une étrange mémoire, souvent lacunaire et prête à réécrire le passé en vertu des droits de la fiction.
Notre identité n'est-elle faite que de mémoire ? Si l'individu est souvent
1>    tourné vers ses souvenirs,
2>prompt à la nostalgie,
2>    voire à la régression,
il peut aussi revendiquer son droit à l'oubli

a) Comment, dans un monde où l'on maîtrise mal les informations stockées dans l'espace numérique, essentiellement public, effacer les traces encombrantes dont la Toile garde l'empreinte ?
b) Comment se construire sereinement sans l'oubli ?
c) Quelle place accorder à l'oubli des divisions et des conflits passés ?

La société, de son côté, oscille entre la nécessité de remettre en cause les traditions, de secouer les inerties, et le devoir de mémoire : les lieux de mémoire se multiplient et les cérémonies de commémoration scandent la vie citoyenne. Entre mémoire à préserver et oubli à assumer, entre nostalgie et aspiration à la modernité, individus et société
Ø  hésitent,
Ø  s'inquiètent,
Ø  tâtonnent.

La quête est ainsi tout autant celle des temps perdus que celles des lendemains enchanteurs.
Comment concilier devoir de mémoire et nécessité de l'oubli ? Comment entretenir la mémoire tout en respectant le mouvement de la vie ? Comment, somme toute, faire que la mémoire reste vive ?

mercredi 23 avril 2014

cette part de rêve... en 20 points



CGE 2014/2015
« Cette part de rêve… »
les mots et les images du bts

TEST / AIDE MEMOIRE

Notions

-          1, Emancipation, aliénation
-          2, Exutoire, évasion
-          3, Hédonisme, bonheur
-          4, Pragmatisme, idéalisme
-          5, Les 6 (3 fois 2) notions du thème 


Mémoire et culture générale


-          6, Qui est Emma Bovary ?
-          7, Qui est Lucien de Rubempré ?
-          8, Qui est Louise de Bargeton ?
-          9, Qui est George Duroy ?
-          10, Comment le jeune Vito Corleone vit-il le rêve américain ?
-          11, Pourquoi qualifier Hollywood d’usines à rêves ?
-          12, Quelle part de rêve portent en eux les personnages du roman de G. Perec  Les Choses ?
-          13, Quelles sont les 3 morales de la fable de La Fontaine « les souhaits » ?
-          14, Quelle part de rêve porte en elle la laitière de la fable de La Fontaine ?

Problématiques 


-          15, Comment expliquez-vous la violence des réactions à l’histoire de C. Mc Candless ?
-          16, Partir « sur la route » : rêve singulier ou cliché collectif ?
-          17, Rêve et ambition : quel prix à payer ?
-          18, « Si j’étais riche.. » : que révèle cette rêverie en apparence superficielle ?
-          19, Dans quelle mesure la publicité instrumentalise t-elle la part de rêve que chacun porte en soi ?
-          20, La part de rêve que chacun porte en soi est-elle nécessairement égoïste ?

jeudi 27 février 2014

le thème 2 de la session 2015 : objets cultes et culte des objets



thème n° 2 / session 2015
 Ces objets qui nous envahissent : objets cultes, culte des objets

Nous sommes entourés d'objets de toutes tailles, de toutes origines, de toutes valeurs. Qu'ils aient été fabriqués artisanalement ou industriellement, leur évidence, leur apparente nécessité et leur prolifération nous amènent à nous interroger : quels rapports entretenons-nous avec les objets ?

Matérialité de l'objet et modes de production

Solides, maniables, pourvus de caractères propres, les objets sont notre création. Ils sont le résultat d'une réflexion qui a pu mener du prototype à la série. Ils sont le fruit d'un travail qui a engagé un choix de forme, un mode d'usinage, un système de commercialisation donnant à la matière première une valeur ajoutée.
L'industrie produit et rend accessibles un nombre considérable d'objets. Emblèmes de la société de consommation, ils posent des problèmes de stockage, de recyclage : que faire des objets inutiles et désuets, des objets cassés ?

Le développement du numérique nous libère-t-il de cette invasion ? Jeux, livres, disques tendent à se dématérialiser. Mais ce phénomène nouveau nous affranchit-il de l'objet ou accroît-il, au contraire, notre besoin de posséder des objets concrets que nous prenons plaisir à voir, sentir, toucher ?

Fonctions des objets

La majorité des objets qui nous entourent ont une destination précise, clairement identifiable. Utiles, ils étendent le pouvoir de l'homme et facilitent la vie quotidienne ; fruits des innovations technologiques, ils alimentent aussi le mythe du progrès constant de l'humanité.

Cependant, les objets ne semblent pas toujours répondre à un besoin prédéfini. S'agit-il pour autant seulement de gadgets superflus, auxquels nous serions attachés sous l'influence de stratégies commerciales ? Ne constate-t-on pas que l'objet crée son usage ou que les utilisateurs inventent a posteriori des fonctions qui le rendent indispensable, comme c'est parfois le cas dans le domaine des nouvelles technologies ?

Les objets peuvent aussi être détournés de leur destination initiale, matérielle et utilitaire, par tout un chacun comme par les artistes. Les dimensions esthétique ou ludique occultent alors la finalité première de l'objet. À quelles fonctions les objets sont-ils assignables ?


Valeur des objets

La valeur d'un objet ne peut se réduire à sa fonction ou au besoin qu'il satisfait. D'autres facteurs interviennent : ergonomie, design, prestige lié à la qualité des matériaux, à la marque, à la mode, à la dimension esthétique...

Cette valeur n'est pas toujours mesurable. Elle tient aussi au regard que les individus, à titre personnel ou collectif, portent sur l'objet, en raison d'un attachement sentimental ou d'une relation particulière (objets sacrés, patrimoniaux, objets cultes d'une génération). Une telle valeur fait donc de l'objet bien plus qu'une simple chose inanimée, posée devant un sujet. Comment l'appréhender ? Dans quels cas pourra-t-on parler de fétichisme ou de lien irrationnel engendré par nos désirs et nos frustrations ?

Accumulés tout au long d'une vie, collectionnés avec passion, entassés avec indifférence, que disent les objets de ceux qui les possèdent ? De quoi sont-ils les signes ? Et aussi bien, que dit leur absence ? Est-elle signe de pauvreté, de dépouillement ou de liberté ?

dimanche 25 août 2013

cette part de rêve que chacun porte en soi...


Problématique

 Le rêve se définit spontanément par opposition à la réalité (1). 
Il est généralement tenu pour une parenthèse de la conscience, une phase particulière du sommeil (2).
 Mais il renvoie aussi à la représentation idéale de ce que chacun désire et voudrait peut-être réaliser (3)        > définition.

La part de rêve que chacun porte en soi semble pouvoir libérer de réalités douloureuses, monotones ou ennuyeuses et aider ainsi à orienter autrement sa vie, à la redessiner dans un ailleurs et un futur plus ou moins proches. Le rêve stimule l'individu qui ne se satisfait pas de ce qu'il est et de ce qu'il a. Il élargit les possibles (> fonctions).


 Multiples sont les éveilleurs de rêves (lieux, objets, personnes, sensations, etc.
                                          > approche thématique.
 Les œuvres d'imagination sont aussi propices à la rêverie, elles permettent de se transporter dans d'autres espaces, d'autres époques, d'autres personnages. 

Cependant, le rêve risque de couper du réel et d'amener à ne vivre que de chimères ou de fantasmes qui empêchent d'agir dans le monde et de mener sa vie. En ce sens, il est parfois dénigré comme perte de temps, fuite des responsabilités

Quelle part de rêve préserver dans un monde soumis à l'efficacité et à la rentabilité immédiates ?  (I)               > approche dialectique


 C'est tout autant l'être que l'avoir qui sont concernés par le rêve : rêves d'objets de consommation, rêves de luxe, rêves de ce que les nouvelles technologies autorisent, rêves d'une identité autre, plus belle, plus forte, plus grande. Ces aspirations induisent un idéal porté par le rêve, facteur d'élévation et de sublimation de chacun, force de création et d'innovation. Cet idéal n'est cependant pas le même pour tous. Tel individu ne pourra-t-il pas trouver médiocre ce que tel autre pense être à sa mesure ? (II) 
                                           > approche dialectique et relativiste

 Quelle est la part intime et vraiment personnelle de ce rêve qui nous porte ? (III)
Partagé par un groupe ou par l'ensemble d'une société, le rêve peut devenir utopie et donner à chacun comme à tous des raisons de vivre et d'espérer. Mais l'optimisme utopique ne risque-t-il pas de porter atteinte à la part de rêve et de liberté que chacun porte au plus profond de soi ? 
                                         > approche critique et historique...


jeudi 13 juin 2013

la révolution numérique en 20 notions ?


CGE / sessions 2013 & 2014
Paroles, échanges, conversations et révolution numérique
les mots et les images du BTS

notions
test / juin 2013



1 - Web 2. 0
2 - fact-checkers
3 - data journalism
4 - numératie / littératie
5 - pure player
6 - économie de l'attention
7 - hacktiviste
8 - infobésité
9 - neutralité de l'internet
10 - nétiquette
11 - auto-régulation
12 - gouvernance
13 - technophile / technophobe
14 - troll
15 - wiki
16 – sérendipité
17 – paradigme
18 - hétéronymat
19 - e-réputation
20 – village global

> 10 questions transversales seront posées sur ces 20 notions

+n'oubliez pas l'essai : « et si la révolution numérique n'était qu'un slogan ? »

vendredi 9 novembre 2012

10 sujets d'essai pour s'entraîner

CGE / sessions 2013-2014
Paroles, échanges, conversations et révolution numérique


argumentation personnelle / essai : sujets



1. Technophiles, technophobes, technolâtres.


2. Pourquoi tant d'amis sur les réseaux sociaux ?


3. La « révolution » numérique : émancipation ou aliénation ?


4. Faut-il encore vraiment défendre la vie privée à l'ère du numérique ?


5. Sommes-nous menacés d'infobésité ?


6. La vie numérique : expression de soi ou narcissisme ?


7. Les espoirs placés dans le développement de la communication ont-ils été confirmés ?


8. De l'importance d'être crédible à l'ère du numérique.


9. L'utopie de la communication : du village planétaire au réseau.


10. Révolution numérique, révolution sociale ?

mercredi 12 septembre 2012

introduction à la culture numérique : analyse des règles de la nétiquette

 les 6 points au coeur de la culture de l'internet, à travers l'un de ses documents fondateurs, édité en 1995.

1, écrit/oral
2, privé / public
3, professionnel / amateur
4, pouvoir et démocratie
5, proximité / distance
6, continuité / discontinuité
 

Les règles de la Netiquette


Statut de cette note

Cette note est destinée à fournir de l'information à la communauté (> groupe / société) de l'Internet. Cette note ne spécifie en aucune manière un standard de l'Internet. La diffusion de cette note peut se faire sans restriction

Résumé

Ce document présente un ensemble minimum de règles d'étiquette (> protocole, politesse, code de conduite, éthique) en matière de réseau (la Netiquette) que les institutions peuvent utiliser et adapter pour leur propre usage. Comme tel, il est délibérément écrit sous forme de liste, de manière à en rendre l'adaptation plus aisée et rendre facile (ou plus facile) la recherche d'un élément donné. Il convient aussi comme ensemble minimum de lignes de conduite pour les personnes, tant les utilisateurs que les gestionnaires. Cette note est l'oeuvre du groupe de travail Responsible Use of the Network (RUN) de l'IETF (> une organisation sans statut, auto-gérée et auto-régulée, qui fait de la culture de l'internet une culture libertaire)

1. Introduction

Dans le passé, la population des gens qui utilisaient l'Internet avaient "grandi" avec l'Internet, étaient techniquement attentifs et comprenaient la nature du transport et des protocoles. Aujourd'hui (1995 > indique la vitesse des changements technologiques et culturels), la communauté des utilisateurs de l'Internet compte des gens qui sont nouveaux dans cet environnement. Ces "Bleus" ne sont pas au courant de la culture et n'ont plus besoin de connaître le mode de transport et les protocoles. Afin d'amener rapidement ces nouveaux utilisateurs à la culture de l'Internet, ce guide présente un ensemble minimum de règles que les institutions et les personnes peuvent utiliser et adapter pour leur propre usage. Les personnes tiendront compte que, quelque soit leur fournisseur d'accès à l'Internet, que ce soit par un fournisseur de service Internet via une identification privée, une identification comme étudiant dans une université ou comme membre d'une société, ces organismes ont des règles concernant la propriété du courrier et des fichiers, concernant ce qu'il est approprié de poster ou d'envoyer et comment se présenter soi-même (> la forme et le contenu de la communication). 

Ce document est organisé en trois parties : 

la communication de personne à personne, qui comprend le courrier électronique et talk
la communication d'une personne à plusieurs, qui comprend les listes de distribution et les Nouvelles
les services d'information, qui comprend FTP, WWW, Wais, Gopher, MUD et MOO.

2. Communication de personne à personne (courrier électronique, talk)

Considérons la communication de personne à personne comme celle dans laquelle une personne communique avec une autre, comme dans un face-à-face : un dialogue. En général, les règles de courtoisie habituelles dans les rapports entre les gens devraient être de mise en toute circonstance (> pas de révolution mais une "simple" adaptation) et sur l'Internet, c'est doublement important là où, par exemple, l'expression corporelle et le ton de la voix doivent être déduits

2.1 Règles pour l'utilisateur

2.1.1 Courrier électronique

A moins d'avoir votre propre accès à l'Internet via un fournisseur d'Internet, veillez à vérifier avec votre employeur ce qu'il en est concernant la propriété du courrier électronique. Les règles concernant la propriété du courrier électronique diffèrent d'un endroit à l'autre.
A moins d'utiliser un outil de chiffrement (matériel ou logiciel), vous supposerez que le courrier sur l'Internet n'est pas sûr. Ne mettez jamais dans un message électronique quelque chose que vous ne mettriez pas sur une carte postale.
Respectez les droits d'auteur de ce que vous reproduisez. Presque tous les pays ont des lois sur les droits d'auteur.
Si vous faites suivre ou re-postez un message que vous avez reçu, n'en modifiez pas les termes. Si le message était un message personnel à vous et que vous le re-postez à un groupe, vous en demanderez d'abord l'autorisation. Vous pouvez raccourcir le message et ne citer que les parties intéressantes, mais veillez à l'attribuer correctement (> authenticité / crédibilité).
N'envoyez jamais de lettre-chaîne par courrier électronique. Les lettres-chaînes sont interdites sur l'Internet. Vos privilèges au réseau peuvent être révoqués. Avertissez votre gestionnaire local si vous en recevez.
Une bonne méthode : Soyez rigoureux dans vos envois et tolérant face à ce que vous recevez (> réciprocité et autorégulation : une règle éthique). Vous n'enverrez pas de messages haineux (on les appelle des "flammes") même si on vous provoque. D'autre part, vous ne serez pas surpris de vous faire incendier et il est prudent de ne pas répondre aux flammes.
En général, il est de bon ton de vérifier au moins tous les sujets de votre courrier avant de répondre à un message. Il peut arriver qu'une personne qui vous demande de l'aide (ou des éclaircissements), vous envoie un autre message qui signifie en fait "Plus besoin". Vérifiez aussi que chaque message auquel vous répondez, vous était adressé. Vous pouvez l'avoir reçu via le Cc:, plutôt que comme premier destinataire.
Rendez les choses faciles pour le destinataire. Certains relais de courrier enlèvent l'information d'en-tête qui reprend votre adresse d'expéditeur. Pour être sûr que les gens sachent qui vous êtes, veillez à mettre une ligne ou deux à la fin de votre message avec vos coordonnées. Vous pouvez créer ce fichier à l'avance et l'ajouter à la fin de vos messages. (Certains programmes de courrier font cela automatiquement.) En langage Internet, cela s'appelle un fichier .sig ou "signature". Votre fichier .sig remplace votre carte de visite. (Et vous pouvez en avoir plusieurs pour diverses circonstances.)
Faites attention aux adresses de courrier. Il y a des adresses qui concernent des groupes, mais qui ressemblent à des adresses individuelles.
Regardez aux Cc lorsque vous répondez. Ne continuez pas à inclure des gens si les messages deviennent une conversation bilatérale.
En général, la plupart des gens qui utilisent l'Internet n'ont pas le temps de répondre à des questions générales à propos de l'Internet et ses travaux. N'envoyez pas spontanément du courrier pour demander de l'information à des gens dont vous avez vu le nom dans des RFC ou des listes de distribution.
Souvenez-vous que les gens avec lesquels vous communiquez sont situés partout dans le monde. Si vous envoyez un message auquel vous désirez une réponse immédiate, il se peut que la personne qui le reçoit soit chez elle, en train de dormir. Laissez-lui une chance de se réveiller, d'aller au travail et de se connecter, avant de supposer que le courrier n'est pas arrivé ou qu'il a été négligé.
Vérifiez toutes les adresses avant de commencer des discours longs ou personnels. Il est de bonne pratique aussi de mettre le mot Long dans la ligne d'en-tête Subject:, pour permettre au destinataire de savoir que le message va demander un temps certain de lecture et de réponse. A partir d'une centaine de lignes, c'est considéré comme "long".
Souvenez-vous que le destinataire est un humain dont la culture, la langue et l'humour ont d'autres références que les vôtres. Souvenez-vous que les formats de date, les unités de mesure et les idiomes peuvent mal s'exporter. Soyez particulièrement prudent avec les sarcasmes.
Utilisez des minuscules et des majuscules. LES MAJUSCULES DONNENT L'IMPRESSION QUE VOUS CRIEZ.
Utilisez des symboles pour accentuer. C'est *juste* ce que je veux dire. Utilisez des blancs soulignés pour souligner. _Guerre et Paix_ est mon livre favori.
Utilisez des souriards pour indiquer votre ton de voix, mais utilisez-les modérément. :-) est un exemple de souriard (regardez de côté). Ne supposez pas que l'ajout d'un souriard va rendre votre correspondant heureux de ce que vous dites ou effacer un commentaire insultant par ailleurs.
Attendez d'avoir dormi avant d'envoyer des réponses chargées d'émotion. Si vous en avez vraiment gros sur le coeur à propos d'un sujet donné, indiquez-le via des jalons FLAME ON/OFF. Par exemple : FLAME ON: Ce type d'argument ne vaut pas la bande passante qu'il consomme à l'envoi. C'est raisonné pauvrement et sans cohérence. Tout le monde m'en veut. FLAME OFF
Soyez concis, sans être excessivement bref. Lorsque vous répondez à un message, citez suffisamment de texte original pour être compris, mais pas plus. Il est extrêmement de mauvais goût de répondre simplement à un message, en reprenant tout le message reçu : supprimez tout ce qui est hors propos.
Limitez les lignes à une longueur de quelque 65 caractères et terminez-les par un retour chariot.
Les messages auront une ligne d'en-tête Subject: qui se rapporte au contenu.
Si vous mettez une signature, gardez-la courte. Une bonne chose est de ne pas dépasser 4 lignes. Souvenez-vous que beaucoup de gens paient leurs connexions à la minute et, plus long est votre message, plus ils paient.
Tout comme le courrier peut (aujourd'hui) n'être pas secret, le courrier (et les Nouvelles) sont sujets (aujourd'hui) à falsification et imposture, à des degrés divers de détection. Faites jouer votre bon sens et votre sens de la réalité avant de considérer un message comme authentique.
Si vous estimez (> jugement et analyse) que l'importance d'un message le justifie, répondez brièvement immédiatement pour signaler à l'expéditeur que vous l'avez reçu, même si vous allez répondre plus longuement ultérieurement.
Les attentes "raisonnables" en matière de comportement via courrier électronique dépendent de vos relations avec la personne et du contexte de la communication. Des règles apprises dans un certain environnement de courrier peuvent ne pas s'appliquer à la communication en général avec des gens sur l'Internet. Soyez prudent avec l'argot et les expressions locales.
Les frais d'expédition d'un message électronique sont payés en moyenne à peu près moitié-moitié par l'expéditeur et le destinataire (ou leurs institutions). C'est différent des autres médias comme le courrier postal, le téléphone, la TV ou la radio. Envoyer du courrier à quelqu'un peut aussi lui coûter par ailleurs, comme en termes de bande passante, de disque de stockage ou de temps machine. C'est là une raison fondamentale d'ordre économique qui veut que la publicité par courrier électronique est malvenue (et interdite dans bien des contextes).
Soyez conscient de la longueur des messages que vous envoyez. Annexer de grands fichiers, tels que des documents en Postscript ou des programmes, peut rendre vos messages si grands qu'ils peuvent ne pas être transmis ou au moins consommer une part exagérée de ressources. Une bonne règle sera de ne pas envoyer de fichier dépassant les 50 Ko.
N'envoyez pas aux gens, de grandes quantités d'information non demandée.
Si votre système vous permet de faire suivre du courrier, méfiez-vous de l'épouvantable boucle de suivis. Soyez sûr de ne pas avoir installé des faire-suivre sur différents hôtes, de sorte qu'un message qui vous est envoyé entre dans une ronde sans fin d'un hôte vers un autre, puis un autre

Note : Ceci est la traduction française du RFC 1855 Netiquette Guidelines d'octobre 1995
 > RFC : Requests For Comments, implique l'ouverture de la culture de l'internet à tous ceux, experts ou non, qui veulent y participer et améliorer son fonctionnement.

Cette traduction a été réalisée par Jean-Pierre Kuypers <http://www.ac.ucl.ac.be/cgi-bin/ucl_cso.pl?nom=Jean-Pierre+Kuypers>