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mercredi 12 septembre 2012

les scrupules de wikipédia (3, légitimité, autorité et crédibilité)

Quand Wikipédia empêche l’écrivain Philip Roth de corriger sa propre page (Big Browser, le Monde, 11/9/2012)

A en croire les vigies de Wikipédia, Philip Roth n'est pas à même de corriger la page qui lui est consacrée sur l'encyclopédie en ligne, précisément parce qu'il est Philip Roth. Autrement dit, Wikipédia considère qu'il n'est pas "une source crédible" quant à son propre travail. Si ces allégations peuvent sembler loufoques, il s'agit en fait d'une procédure tout à fait normale chez Wikipédia qui, dans un souci d'objectivité, tente de contrôler les auteurs du flot de contributions qui sont publiées chaque jour. La méthode est assez efficace lorsqu'il s'agit d'affaires judiciaires en cours, ou encore de l'historique de certains conflits actuels où les protagonistes sont bien souvent subjectifs et manquent de recul.

Mais dans le cas de Philip Roth, le protocole de Wikipédia s'est heurté à ses limites. Dans une lettre ouverte publiée le 7 septembre dans le New Yorker, l'écrivain américain revient sur cet incident pas banal. Au cœur du litige : Coleman Silk, personnage central de son romain à succès La Tâche. Professeur dans une université du Massachussets, Coleman se voit accusé de racisme après avoir maladroitement affublé deux élèves constamment absents du surnom de "spooks". (En anglais, le terme désigne à la fois "fantôme" et "nègre"). L'administration de l'université puis la justice l'accablent ; pourtant, Coleman est lui-même issu d'une famille noire. Des origines qu'il s'attache à dissimuler depuis toujours grâce à son teint clair.

Selon une critique littéraire du New York Times, le personnage fictif de Coleman Silk est fortement inspiré de la vie  de l'écrivain et journaliste Anatole Broyard qui, lui non plus, n'assumait pas ses origines afro-américaines. Pour Philip Roth, c'est là que le bât blesse. "Pour baser un roman sur la vie d'un homme, encore faut-il l'avoir connu ou s'y être intéressé. Or, je ne sais rien et n'ai jamais fréquenté Anatole Broyard", explique Philip Roth, qui affirme s'être inspiré d'une mésaventure vécue par Melvin Tumin, un ami proche. Cherchant à corriger cette bévue, Roth demande à son biographe de rectifier le tir en modifiant l'article Wikipédia. Impossible. Les administrateurs estiment que Roth lui-même n'est pas une source utilisable. A court de moyens, l'écrivain publie alors sa longue tirade démontrant sa bonne foi et justifiant sa démarche. L'appel semble avoir été entendu puisque la page anglophone Wikipédia de l'écrivain a été corrigée et l'incident placé au rang d'anecdote dans la section dédiée aux sources d'inspiration du roman.

mercredi 25 juillet 2012

les JO : des anecdotes révélatrices ?


"La spécialiste grecque du triple saut Voula Papachristou a été exclue mercredi par son comité olympique des Jeux de Londres qui s'ouvrent vendredi, en raison d'un propos raciste tenu sur internet.
"La triple sauteuse Paraskevi (Voula) Papachristou a été exclue de l'équipe grecque pour les jeux Olympiques en raison de commentaires contraires aux valeurs et aux idéaux du mouvement olympique", a indiqué le Comité olympique grec dans un communiqué.
Plus tôt mercredi, l'athlète de 23 ans avait écrit sur sa messagerie Twitter qu'"avec autant d'Africains en Grèce, au moins les moustiques du Nil occidental mangeront de la nourriture maison." Elle a ensuite effacé ses mots après avoir reçu de nombreuses critiques et a publié un communiqué où elle a dit regretter ses propos.
"Je demande pardon à tous mes amis et mes coéquipiers si je les ai mis dans l'embarras. (...) Les Jeux étaient mon rêve", a-t-elle déclaré" (Le Monde, 24 juillet 2012)

samedi 21 juillet 2012

les JO : des anecdotes révélatrices ?


  • "Les hommes en classe affaires, les femmes en éco"
Les responsables du basket-ball australien ont fait amende honorable après avoir été vivement critiqués pour avoir placé l'équipe de basket masculine en classe affaires alors que l'équipe féminine voyageait en économique, lors du vol vers Londres. Un incident semblable s'était déroulé en début de semaine au Japon, où l'équipe féminine de football, parmi les favorites pour la médaille d'or, a voyagé en économique alors que leurs collègues masculins, dans le même avion, étaient en classe affaires (LE MONDE, 21 / 7 / 2012)."

jeudi 5 juillet 2012

le feuilleton Pistorius



"Retenu par la Fédération sud-africaine d'athlétisme pour participer aux Jeux de Londres avec le relais 4x400m et en individuel sur 400m (malgré son dernier échec aux qualifications de Porto Novo au Bénin), Oscar Pistorius goûte son bonheur. Le sprinter équipé de ses prothèses aux jambes a fait part de son bonheur sur son site officiel : « Aujourd'hui (hier) est vraiment le plus beau jour de ma vie. Je suis si heureux que ces années de travail acharné, de détermination et de sacrifice aient été récompensées. J'ai une équipe phénoménale derrière moi qui m'a aidé à parvenir jusque-là, et nous allons mettre tout ce que nous avons dans ces dernières semaines de préparation avant les JO (...). » 

"Blade Runner'" avait déjà pris part aux Mondiaux de Daegu dans ces mêmes disciplines, décrochant l'argent avec ses coéquipiers (sans toutefois courir en finale). A Londres, il croisera certainement le porte-drapeau de la Serbie Novak Djokovic, qui a tenu à le féliciter sur Twitter" (L'Équipe)

samedi 30 juin 2012

le sport avant tout : Pistorius sur la piste


"Oscar Pistorius ne s'est pas qualifié pour le 400 m des JO de Londres. Le Sud-Africain, qui court avec des prothèses à la place des jambes, a échoué lors des championnats d'Afrique à Porto Novo, au Bénin. Vendredi, il a pris la deuxième place du 400 m, avec un chrono de 45''52, alors qu'il devait réaliser moins de 45''30 pour obtenir son billet sur cette distance. Il avait déjà réalisé les minima cette année, lors des championnats sud-africains à Pretoria en avril (45''20), mais devait réediter la performance avant le 30 juin, selon le barême du Comité olympique sud-africain. Pistorius pourrait toujours prendre part aux JO sur le relais 4x400 m. Réponse la semaine prochaine, lors de l'annonce de la sélection sud-africaine". L'Equipe, 30/7/12

jeudi 21 juin 2012

ubiquité déplacée / "individualités mal éduquées"

"Une scène typique, une scène banale ? Le vestiaire des footballeurs bleus à la mi-temps, une réunion de travail, rapportée par la presse....


"Un peu plus tard, à un Laurent Blanc agacé de voir Hatem Ben Arfa occupé par son téléphone, le milieu de terrain de Newcastle répond qu'il a été remplacé par "des plus nuls que [lui]", toujours selon L'Equipe. Nasri se serait encore senti visé, Ribéry aurait tenté de calmer le jeu, tandis que Ben Arfa s'est emporté et a proposé à Blanc de le renvoyer à la maison..." (France TV)


Slate.fr Magazine reprend et commente le texte publié par l'Equipe :


"Les quelques instants où «la tension a grimpé de dix crans» dans le vestiaire sont narrés au présent, avec des citations précises, pour que le lecteur ait l’impression de vivre l’après-match avec les joueurs dans le vestiaire.
La déclaration la plus fracassante? Hatem Ben Arfa, joueur aux penchants individualistes sur le terrain et au caractère réputé «difficile», a reproché au sélectionneur, qui lui demandait de lâcher son téléphone portable, de l’avoir sorti à la 59e minute alors que des joueurs «plus nuls» que lui étaient encore sur la pelouse, et a proposé dans l’énervement du moment à Laurent Blanc de le renvoyer chez lui s’il ne lui donne pas satisfaction.
Samir Nasri, qui avait déjà fait l’objet d’une «une» de L’Equipe et d’innombrables articles pour avoir conseillé à un journaliste de ce même journal de «fermer sa gueule» après son but contre l’Angleterre, a quant à lui demandé à son coéquipier Alou Diarra, qui formulait des reproches aux joueurs offensifs de l’équipe, de rester poli.
Si les mots ne sont cette fois-ci pas assez forts pour déclencher une polémique nationale, ils ne manqueront pas d’alimenter les commentaires négatifs sur l’individualisme et le manque d’éducation des joueurs de foot. Après tout, cette équipe de France est un «troupeau d'individualités mal élevées», selon le journaliste Pierre Ménès".

samedi 16 juin 2012

le sport et la Pologne : un miroir, un révélateur, un prisme.


«L'UEFA feint de découvrir le racisme en Pologne»

Libération, 15 juin 2012
INTERVIEW Jean-Luc Sochacki, universitaire, spécialiste du football polonais, revient sur un problème très prégnant dans le pays coorganisateur et que l'Euro met cruellement en lumière.
Par ARNAUD DI STASIO

Comme redouté avant le début de la compétition, les incidents racistes et violents polluent l’Euro 2012. Après seulement une semaine, le bilan en Pologne est déjà lourd. Affrontements à Varsovie entre hooligans polonais et russes, cris de singe lors de l’entraînement des Pays-Bas à Cracovie et contre le défenseur tchèque d’origine éthiopienne Theodor Gebre Selassie à Wroclaw,… Et jeudi soir à Poznan, c’est l’attaquant italien Mario Balotelli qui a reçu des bananes à sa sortie du terrain. Jean-Luc Sochacki, docteur en sciences humaines et sociales de l’Université de Caen et spécialiste de l’immigration, du multi-culturalisme et du football polonais, auteur du blog Fucking Polak sur SoFoot.com, livre son éclairage sur la situation avant Pologne-République tchèque (samedi 20h45).
Comme redouté avant le début de la compétition, les incidents racistes et violents polluent l’Euro 2012. Quel est l'état du hooliganisme en Pologne ?
Le hooliganisme est toujours trop présent en Pologne où les stades ne sont pas encore sécurisés et les familles ne peuvent pas les fréquenter. Avec l’Euro, de nouvelles enceintes ont été construites depuis un an mais on n’en ressent pas encore les résultats. Il y a toujours de gros problèmes. L'épisode de la finale de la Coupe de Pologne le montre encore. Le match devait se jouer dans le nouveau Stade national de Varsovie, qui accueille l’Euro, mais il a finalement été délocalisé pour des raisons de sécurité. La finale de l’année dernière opposait les deux mêmes équipes, le Legia Varsovie et le Lech Poznan, et s'était terminé par de violents affrontements. Les autorités ont redouté que de tels incidents se reproduisent et ont délocalisé le match à Kielce. A un mois de l’Euro, ça n’aurait pas été terrible !
Comment agissent les autorités polonaises ?
Les autorités ont surtout agi pour se donner bonne conscience, avec des renforts de police, ou en esquivant le problème, comme en délocalisant la finale de la Coupe. Il y a tout de même eu un réel investissement au niveau des infrastructures, même dans les villes qui n’accueillent pas l’Euro. A Cracovie, où il y a un derby très dangereux par exemple, les deux stades ont été modernisés et sécurisés avec des portiques, un projet de fichage et des caméras de surveillance. Si la situation a été apaisée, cela reste assez superficiel par rapport à l'étendue du chantier. En ce qui concerne les matches du championnat polonais, il ne faut pas se leurrer, la sécurité n’y est pas encore maximale. L'été dernier, je devais aller voir un match du Polonia Varsovie. J’y suis allé deux heures en avance pour prendre la température. En voyant les supporters s’alcooliser et les centaines de policiers présents, j’ai finalement renoncé. Depuis un an, les autorités ont vraiment veillé à réduire le nombre de bagarres mais le racisme dans les stades est toujours un problème latent.
 Les supporteurs polonais sont-ils particulèrement racistes?
Les comportements racistes sont présents depuis des années, on l’a encore vu récemment avec Perquis et Obraniak [naturalisés Polonais, les deux joueurs avaient été traités de «déchets français n’ayant pas réussi dans leur pays» par Jan Tomaszewski, politicien et ex-international polonais, ndlr]. A l’Euro 2008, des banderoles «Roger Guerrero, tu ne seras jamais Polonais» étaient adressées au joueur d’origine brésilienne. A Gdansk, les supporters poussent des cris de singe contre un joueur de leur propre équipe, le Burkinabé Abdou Traoré. Cette année, il y a aussi eu pas mal de problèmes au Wisla Cracovie avec deux joueurs israéliens, Maor Melikson et Dudu Biton. L’UEFA aurait dû se pencher sur ce problème dès la décision d’attribuer l’organisation de l’Euro à la Pologne. C’est faussement naïf et problématique de feindre de découvrir le problème du racisme aujourd’hui. L’UEFA et les autorités polonaises ont mené une politique de cache-misère sur cette question. Ils pensaient que des enceintes modernisées et sécurisées et des renforts policiers suffiraient à camoufler ces questions. Ce que l’on voit depuis une semaine nous prouve que c’est raté.

mercredi 13 juin 2012

le vrai sens du jeu : jouer avec les médias ou jouer au ballon ?

Nasri "célèbre" son but égalisateur contre  l'équipe d''Angleterre lors du championnat d'Europe de football... et prétend faire taire les journalistes qui ont critiqué ses performances. voir  Nasri, le doigt où ça fait mal | Une balle dans le pied

miroir fidèle, miroir déformant ?


L'organisation d'un grand spectacle sportif est liée à la volonté de valoriser un pays, une société. C'est aussi prendre le risque d'attirer l'attention sur des aspects que l'on souhaitait oublier ou occulter, s'exposer aux polémiques voire déchaîner des passions. Cet exemple montre aussi à quel point il est difficile de contrôler la communication dans un contexte qui se prête à toutes les ambigüités...

"Alors que la police polonaise craint des débordements entre supporteurs avant le match entre la Pologne et la Russie, mardi 12 juin, et que le ministère de l'intérieur considère l'événement comme "le plus grand défi pour les services d'ordre dans la capitale", des propos du maire-adjoint de Gdansk à propos des habitants de sa ville ont créé la polémique.

Dans une émission de radio, Andrzej Bojanowski a qualifié les habitants de sa ville, une des quatre villes où se déroule l'Euro en Pologne, de "gens normaux, blancs et civilisés", les félicitant de leur comportement "vis-à-vis de nos invités qui, par conséquent, se sont aussi comportés comme des gens blancs normaux".
M. Bojanowski, 40 ans, a ensuite présenté ses excuses dans les colonnes de l'édition locale du quotidien Gazeta Wyborcza, évoquant "une formule maladroite". "J'ai voulu simplement remercier les habitants et les invités, quelle que soit la couleur de leur peau", a-t-il assuré.
Lien de cause à effet ? Le Premier ministre polonais Donald Tusk s'est insurgé mardi contre les accusations de racisme formulées parfois à l'égard de la Pologne lors de l'Euro-2012. "Soyons francs, des attitudes racistes ou antisémites parmi les hooligans polonais sont un fait. Mais je proteste fermement quand on stigmatise la Pologne comme un pays où ces phénomènes négatifs iraient en s'amplifiant", a déclaré M. Tusk à la presse. Selon lui, la Pologne est en Europe un pays où ces phénomènes sont "beaucoup moins présents que dans beaucoup d'autres pays, y compris les pays les plus développés".
"Ce n'est pas en Pologne qu'on met le feu aux maisons où vivent des immigrés ! Ce n'est pas en Pologne où les centres pour immigrés sont assiégés par des néo-nazis et où on tire sur les élèves d'écoles juives !", a-t-il insisté, en faisant référence à des événements récents dans différents pays d'Europe occidentale. La question du racisme est présente depuis le début de l'Euro, avec les "cris de singe" adressés mercredi dernier aux joueurs de couleur des Pays-Bas à Cracovie (sud) lors d'un entraînement."
Le Monde, 12 juin 2012

sincérité, fausse naïveté, instantanéité, spontanéité et cynisme, de quoi se perdre avec twitter


LA REVUE DE PRESSE de LIBERATION
"Pour les éditorialistes, le soutien affiché de la compagne du président à l'adversaire de Ségolène Royal relance le débat sur la place de la vie privée du président.

Le soutien de Valérie Trierweiler à l’adversaire socialiste dissident de Ségolène Royal à La Rochelle est considéré par les éditorialistes de la presse mercredi comme un «règlement de comptes» entre femmes et le «premier couac de la présidence normale» de François Hollande.
«Avec Cécilia, puis Carla Sarkozy, on avait connu l'Élysée bling-bling. Avec Valérie Trierweiler, voilà l'Élysée bourre-pif», écrit Patrick Fluckiger dans L’Alsace. Selon lui, la passe d’armes entre la nouvelle compagne du président et sa devancière «détruit, en quelques lignes, des mois d’efforts de François Hollande pour apparaître fort, serein et rassurant».
Pour Bruno Bécard de La Nouvelle République du Centre-Ouest, ce tweet n’est pas «le léger gazouillis frais et innocent d’un moineau au printemps. C’est un Scud adressé par Valérie Trierweiler à Ségolène Royal».
Un Scud qui a des «allures de règlements de comptes», ajoute Daniel Ruiz dans La Montagne, et qui est «l’illustration du niveau zéro de la politique et cause grand tort à celui qui aspire à la simplicité».
Patrice Chabanet du Journal de la Haute-Marne estime que la prise de position de la compagne du président de la République fait entrer «le fiel des inimitiés personnelles entre femmes dans le chaudron politique», ce qui affaiblit «forcément François Hollande en rallumant un doute épais sur sa capacité à contrôler la situation».
Le tweet de soutien au dissident Olivier Falorni a ceci de «déprimant qu’il nous ramène à certains errements du sarkozysme», affirme Paul Quinio dans Libération, pour qui «le mélange des genres entre vie privée et vie publique revient par la fenêtre».
«Le coup d'éclat se teinte d’une lumière vaudevillesque», estime Cécile Cornudet dans Les Echos, quand Yves Thréard du Figaro juge que ce tweet «est tout autant un acte politique grave, lourd de conséquences, qu’un épisode digne d’un vaudeville sur lequel on n’a pas fini de gloser et de sourire».
«On croyait en avoir fini du mélange sulfureux entre politique et vie privée après les débuts de la présidence Sarkozy, et voilà que ça recommence !», s’exclame Bruno Dive de Sud-Ouest.
Rémi Godeau dans l’Est Républicain souligne que François Hollande prétendait «s’affranchir des pratiques de son prédécesseur» et que le voilà pris «en flagrant délit de franchissement de ligne public-privé».
«Drôle d’image qui nous est offerte d’un président pris en sandwich entre deux femmes de caractère», constate Philippe Waucampt dans Le Républicain Lorrain. Une «rivalité publique», d’après l'éditorialiste, qui semble accréditer «la réputation de flou» que Martine Aubry voulait «épingler au revers de François Hollande lors de la primaire socialiste».
Qualifiant ce tweet de «venin», Hervé Chabaud dans L’Union/L’Ardennais précise que la compagne de François Hollande, en s’en prenant à la mère des enfants du chef de l’Etat garantit «le buzz dense de cynisme et d’ironie»."
(AFP)

mardi 5 juin 2012

laurent blanc contre les réseaux sociaux


"Laurent Blanc a demandé aux joueurs de veiller à ne pas se répandre sur les réseaux sociaux le temps de la compétition. "Vous avez un devoir de confidentialité. Il y a danger à se répandre sur Twitter, Facebook ou des blogs. Il faut avoir une vigilance extrême en ces temps de vie commune. Ça peut partir en vrille pour une réflexion, un état d'âme, dont les médias s'empareront tout de suite" leur a-t-il annoncé. Une consigne de prudence, rapidement relayée par le Journal du Dimanche. Laurent Blanc suit ainsi la même recommandation que l'Anglais Roy Hodgson a faite à ses joueurs. Les sélectionneurs espagnols et danois ont, eux, interdits à leurs joueurs de pratiquer le tweet ou le statut Facebook" (Le Monde, 4. 6. 12)

Quels enjeux ?

- protéger le groupe contre lui-même ? les individus contre la communauté.
- vie privée et secret professionnel.
- le droit à l'information et la maîtrise de la communication.
- tous journalistes, tous transparents ?