"Pensez-vous, ma petite dame, que j'allais, jusqu'à la consommation des siècles, être votre fournisseur et banquier pour l'amour de Dieu ? Il faut bien que je rentre dans mes déboursés, soyons justes !"
mardi 11 mars 2014
lundi 10 mars 2014
samedi 8 mars 2014
samedi 1 mars 2014
jeudi 27 février 2014
le thème 2 de la session 2015 : objets cultes et culte des objets
thème n° 2 / session 2015
Ces
objets qui nous envahissent : objets cultes, culte des objets
Nous sommes entourés d'objets de
toutes tailles, de toutes origines, de toutes valeurs. Qu'ils aient été
fabriqués artisanalement ou industriellement, leur évidence, leur apparente
nécessité et leur prolifération nous amènent à nous interroger : quels rapports
entretenons-nous avec les objets ?
Matérialité de
l'objet et modes de production
Solides, maniables, pourvus de
caractères propres, les objets sont notre création. Ils sont le résultat d'une
réflexion qui a pu mener du prototype à la série. Ils sont le fruit d'un
travail qui a engagé un choix de forme, un mode d'usinage, un système de
commercialisation donnant à la matière première une valeur ajoutée.
L'industrie produit et rend
accessibles un nombre considérable d'objets. Emblèmes de la société de consommation,
ils posent des problèmes de stockage, de recyclage : que faire des objets
inutiles et désuets, des objets cassés ?
Le développement du numérique
nous libère-t-il de cette invasion ? Jeux, livres, disques tendent à se
dématérialiser. Mais ce phénomène nouveau nous affranchit-il de l'objet ou
accroît-il, au contraire, notre besoin de posséder des objets concrets que nous
prenons plaisir à voir, sentir, toucher ?
Fonctions des objets
La majorité des objets qui nous
entourent ont une destination précise, clairement identifiable. Utiles, ils
étendent le pouvoir de l'homme et facilitent la vie quotidienne ; fruits des
innovations technologiques, ils alimentent aussi le mythe du progrès constant
de l'humanité.
Cependant, les objets ne semblent
pas toujours répondre à un besoin prédéfini. S'agit-il pour autant seulement de
gadgets superflus, auxquels nous serions attachés sous l'influence de
stratégies commerciales ? Ne constate-t-on pas que l'objet crée son usage ou
que les utilisateurs inventent a posteriori des fonctions qui le rendent
indispensable, comme c'est parfois le cas dans le domaine des nouvelles
technologies ?
Les objets peuvent aussi être
détournés de leur destination initiale, matérielle et utilitaire, par tout un
chacun comme par les artistes. Les dimensions esthétique ou ludique occultent
alors la finalité première de l'objet. À quelles fonctions les objets sont-ils
assignables ?
Valeur des objets
La valeur d'un objet ne peut se
réduire à sa fonction ou au besoin qu'il satisfait. D'autres facteurs
interviennent : ergonomie, design, prestige lié à la qualité des matériaux, à
la marque, à la mode, à la dimension esthétique...
Cette valeur n'est pas toujours
mesurable. Elle tient aussi au regard que les individus, à titre personnel ou
collectif, portent sur l'objet, en raison d'un attachement sentimental ou d'une
relation particulière (objets sacrés, patrimoniaux, objets cultes d'une
génération). Une telle valeur fait donc de l'objet bien plus qu'une simple
chose inanimée, posée devant un sujet. Comment l'appréhender ? Dans quels cas
pourra-t-on parler de fétichisme ou de lien irrationnel engendré par nos désirs
et nos frustrations ?
Accumulés tout au long d'une vie,
collectionnés avec passion, entassés avec indifférence, que disent les objets
de ceux qui les possèdent ? De quoi sont-ils les signes ? Et aussi bien, que
dit leur absence ? Est-elle signe de pauvreté, de dépouillement ou de liberté ?
mercredi 26 février 2014
si j'étais riche... : l'enfer des gagnants
Loto : l'enfer des
gagnants
Publié le 04/03/2010 /
La dépêche du Midi
Qui n'a pas rêvé de
gagner un jour au loto, s'imaginant déjà au volant d'une Ferrari,
aux commandes d'un yacht aux Antilles ou propriétaire d'un château
de conte de fée ? Mais que sait-on vraiment de la vie de ceux qui
sont devenus soudainement millionnaires par la grâce du hasard et de
la Française des Jeux ? C'est pour répondre à cette question que
les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot ont
rencontré 30 gros gagnants qui ont empoché un jour plusieurs
millions d'euros. Dans leur livre, « Les millionnaires de la chance.
Rêve et réalité », les témoignages attestent que devenir riche
n'est parfois pas une sinécure. « Être perçu comme le riche n'est
pas de tout repos », résument les deux chercheurs, particulièrement
si l'on vient d'un milieu modeste. « En milieu populaire, cette
ouverture des possibles est anxiogène : la richesse inattendue offre
une multitude de potentialités dont on ne possède pas les clefs. Le
gagnant se trouve démuni devant une plus ou moins grande fortune :
il ne sait par quel bout la prendre. »
Après le coup de massue
reçu par celui qui vient d'apprendre son nouveau statut de
millionnaire, vient une période de désarroi et de questions.
L'accompagnement de la Française des Jeux est alors capital pour
surmonter le choc et se projeter dans l'avenir en apprenant à être
riche. Les groupes de paroles qui réunissent les gros gagnants,
parfois plusieurs années d'affilée, leur permettent de tenir le
coup. Dès lors, pas étonnant que les gagnants rencontrés par les
sociologues soient plutôt sages et ne succombent que très rarement
à quelques folies. Les millions servent davantage à assurer
l'avenir familial et parfois réaliser un rêve de toujours. Même si
leur vie a forcément changé, certains gros gagnants renouent avec
leur vie simple d'avant pour retrouver par exemple leurs collègues.
Comme quoi s'il y contribue, l'argent ne fait pas forcément le
bonheur…
Gagner soudainement une
somme importante qui efface les incertitudes matérielles peut
entraîner un réel et angoissant bouleversement. « Nous prenons en
charge les personnes qui gagnent des sommes d'au moins 1 million
d'euros », explique Brigitte Roth, responsable du service Relations
Gagnants de la FDJ, qui mobilise trois personnes à plein-temps. «
Nous avons une première mission lors de la remise du gain. Cette
première étape, qui consiste en une cérémonie suivie d'un
déjeuner, permet d'échanger, de rassurer les gagnants, de mieux les
connaître. Après, nous leur proposons notre programme
d'accompagnement. Près de la moitié des gagnants suit ce programme
», explique la responsable. Outre la lecture d'un livret de
conseils, les gagnants ont la possibilité, s'ils le souhaitent, de
participer à des ateliers pédagogiques pour se familiariser avec
divers aspects de la fiscalité, la finance, le droit de la famille,
etc. Des groupes de paroles entre gagnants sont également organisés
par la Française des Jeux. Il y a une quinzaine de réunions par an.
« Quand on gagne, on est comme un créateur d'entreprise. On a
besoin d'information et de formation ; on a besoin d'être écouté
et de parler ; et on a besoin d'avoir un réseau relationnel »,
résume Brigitte Roth, qui garde parfois des relations avec « ses »
gagnants des années durant. « C'est un plaisir pour nous et pour
eux, qui jouent le rôle des parrains des nouveaux gagnants. C'est un
peu comme une amicale. »
Le point de vue de l'expert
Michel Pinçon est
sociologue. Avec son épouse Monique Pinçon-Charlot, ils viennent de
publier « Les millionnaires de la Chance. Rêve et réalité »
(Éditions Payot, 272 pages, 18,50€).
La Dépêche du Midi. -
Avez-vous trouvé des similitudes dans le parcours des 30 gagnants
que vous avez rencontrés ?
Michel Pinçon. - La
similitude forte, c'est une certaine déstabilisation à la nouvelle
du gain. Tous jouent pour gagner bien sûr ; cette éventualité a
été rêvée, fantasmée. Ils y ont pensé mais pas de façon
raisonnée. Quand cela arrive, ils sont pris de court. Quand ils
gagnent plusieurs millions d'euros, certains se trouvent mal, y
compris physiquement.
Le choc est
psychologiquement trop violent ?
Oui, il y a une sorte de
désarroi et la découverte de problèmes auxquels ils n'avaient pas
pensé. Comment on va faire ? À qui on va le dire ? Faut-il le dire
à la famille, aux collègues, aux enfants ?
D'où l'importance de
l'aide offerte par la Française des Jeux ?
Tout à fait. On est très
positif sur ce service et les gagnants que nous avons rencontrés
sont extrêmement reconnaissants à la Française des Jeux de les
réunir lors de ces ateliers-réflexion. Ils apprennent à gérer
leur richesse et ce qui est important, c'est qu'ils parlent entre
eux, c'est-à-dire à des gens qui connaissent les mêmes
difficultés. Ces lieux d'échange sont comme un cercle dans lequel
ils sont en confiance.
On a l'impression que les
gagnants veulent conserver une vie normale et sont très
raisonnables, ne font pas de folies.
C'est vrai. Hormis deux
cas où les gagnants ont complètement changé de vie parce que le
décalage devenait trop important avec leur vie d'avant, ce que l'on
constate, c'est que l'argent du gain permet aux gagnants de réaliser
une part importante de leur être. Le manque d'argent les empêchait
d'avancer. En général, les gagnants du loto placent leur argent de
façon prudente, ils ne flambent pas et ne font pas de folies.
Beaucoup montent d'ailleurs une petite entreprise et certains
reviennent dans leur travail.
"la vie qu'ils mèneraient..."
Pour la première fois,
ils gagnèrent quelque argent. Leur travail ne leur plaisait pas:
aurait-il pu leur plaire? Il ne les ennuyait pas trop non plus. Ils
avaient l'impression de beaucoup y apprendre. D'année en année, il
les transforma.
Ce furent les grandes
heures de leur conquête. Ils n'avaient rien; ils découvraient les
richesses du monde.
Ils avaient longtemps été
parfaitement anonymes. Ils étaient vêtus comme des étudiants,
c'est-à-dire mal. Sylvie d'une unique jupe, de chandails laids, d'un
pantalon de velours, d'un duffle-coat, Jérôme d'une canadienne
crasseuse, d'un complet de confection, d'une cravate lamentable. Ils
se plongèrent avec ravissement dans la mode anglaise. Ils
découvrirent les lainages, les chemisiers de soie, les chemises de
Doucet, les cravates en voile, les carrés de soie, le tweed, le
lambswool, le cashmere, le vicuna, le cuir et le jersey, le lin, la
magistrale hiérarchie des chaussures, enfin, qui mène des Churchs
aux Weston, des Weston aux Bunting, et des Bunting aux Lobb.
Leur rêve fut un voyage
à Londres. Ils auraient partagé leur temps entre la National
Gallery, Saville Row, et certain pub de Church Street dont Jérôme
avait gardé le souvenir ému. Mais ils n'étaient pas encore assez
riches pour s'y habiller de pied en cap. A Paris, avec le premier
argent qu'à la sueur de leur front allègrement ils gagnèrent,
Sylvie fit l'emplette d'un corsage en soie tricotée de chez Cornuel,
d'un twin-set importé en lambswool, d'une jupe droite et stricte, de
chaussures en cuir tressé d'une souplesse extrême, et d'un grand
carré de soie décoré de paons et de feuillages. Jérôme, bien
qu'il aimât encore, à l'occasion, traîner en savates, mal rasé,
vêtu de vieilles chemises sans col et d'un pantalon de toile,
découvrit, soignant les contrastes, les plaisirs des longues
matinées: se baigner, se raser de près, s'asperger d'eau de
toilette, enfiler, la peau encore légèrement humide, des chemises
impeccablement blanches, nouer des cravates de laine ou de soie. Il
en acheta trois, chez Old England, et aussi une veste en tweed, des
chemises en solde, et des chaussures dont il pensait n'avoir pas à
rougir.
Puis, ce fut presque une
des grandes dates de leur vie, ils découvrirent le marché aux
Puces. Des chemises Arrow ou Van Heusen, admirables, à long col
boutonnant, alors introuvables à Paris, mais que les comédies
américaines commençaient à populariser (du moins parmi cette
frange restreinte qui trouve son bonheur dans les comédies
américaines), s'y étalaient en pagaille, à côté de trench-coats
réputés indestructibles, de jupes, de chemisiers, de robes de soie,
de vestes de peau, de mocassins de cuir souple. Ils y allèrent
chaque quinzaine, le samedi matin, pendant un an ou plus, fouiller
dans les caisses, dans les étals, dans les amas, dans les cartons,
dans les parapluies renversés, au milieu d'une cohue de teen-agers à
rouflaquettes, d'Algériens vendeurs de montres, de touristes
américains qui, sortis des yeux de verre, des huit-reflets et des
chevaux de bois du marché Vernaison, erraient, un peu effarés, dans
le marché Malik, contemplant, à côté des vieux clous, des
matelas, des carcasses de machines, des pièces détachées,
l'étrange destin des surplus fatigués de leurs plus prestigieux
shirt-makers. Et ils ramenaient des vêtements de toutes sortes,
enveloppés dans du papier journal, des bibelots, des parapluies, des
vieux pots, des sacoches, des disques.
Ils changeaient, ils
devenaient autres. Ce n'était pas tellement le besoin, d'ailleurs
réel, de se différencier de ceux qu'ils avaient à charge
d'interviewer, de les impressionner sans les éblouir. Ni non plus
parce qu'ils rencontraient beaucoup de gens, parce qu'ils sortaient,
pour toujours, leur semblait-il, des milieux qui avaient été les
leurs. Mais l'argent - une telle remarque est forcément banale -
suscitait des besoins nouveaux. Ils auraient été surpris de
constater, s'ils y avaient un instant réfléchi - mais, ces
années-là, ils ne réfléchirent point - à quel point s'était
transformée la vision qu'ils avaient de leur propre corps, et,
au-delà, de tout ce qui les concernait, de tout ce qui leur
importait, de tout ce qui était en train de devenir leur monde.
Tout était nouveau. Leur
sensibilité, leurs goûts, leur place, tout les portait vers des
choses qu'ils avaient toujours ignorées. Ils faisaient attention à
la manière dont les autres étaient habillés; ils remarquaient aux
devantures les meubles, les bibelots, les cravates; ils rêvaient
devant les annonces des agents immobiliers. Il leur semblait
comprendre des choses dont ils ne s'étaient jamais occupés: il leur
était devenu important qu'un quartier, qu'une rue soit triste ou
gaie, silencieuse ou bruyante, déserte ou animée. Rien, jamais, ne
les avait préparés à ces préoccupations nouvelles; ils les
découvraient, avec candeur, avec enthousiasme, s'émerveillant de
leur longue ignorance. Ils ne s'étonnaient pas, ou presque pas, d'y
penser presque sans cesse.
Les chemins qu'ils
suivaient, les valeurs auxquelles ils s'ouvraient, leurs
perspectives, leurs désirs, leurs ambitions, tout cela, il est vrai,
leur semblait parfois désespérément vide. Ils ne connaissaient
rien qui ne fût fragile ou confus. C'était pourtant leur vie,
c'était la source d'exaltations inconnues, plus que grisantes,
c'était quelque chose d'immensément, d'intensément ouvert. Ils se
disaient parfois que la vie qu'ils mèneraient aurait le charme, la
souplesse, la fantaisie des comédies américaines, des génériques
de Saül Bass; et des images merveilleuses, lumineuses, de champs de
neige immaculés striés de traces de skis, de mer bleue, de soleil,
de vertes collines, de feux pétillant dans des cheminées de pierre,
d'autoroutes audacieuses, de pullmans, de palaces, les effleuraient
comme autant de promesses.
Ils abandonnèrent leur
chambre et les restaurants universitaires. Ils trouvèrent à louer,
au numéro 7 de la rue de Quatrefages, en face de la Mosquée, tout
près du Jardin des Plantes, un petit appartement de deux pièces qui
donnait sur un joli jardin. Ils eurent envie de moquettes, de tables,
de fauteuils, de divans.
G. Perec, Les Choses,
1965.
"si j'étais riche.." : pour premier voeu ils demandent l'abondance.
La Fontaine, "Les
Souhaits", Livre VII, fable 6
Il est
au Mogol des Follets
Qui font office
de Valets,
Tiennent la maison
propre, ont soin de l'équipage,
Et
quelquefois du jardinage.
Si vous
touchez à leur ouvrage,
Vous gâtez tout. Un
d'eux près du Gange autrefois
Cultivait le jardin
d'un assez bon Bourgeois.
Il travaillait sans
bruit, avait beaucoup d'adresse,
Aimait
le maître et la maîtresse,
Et le jardin
surtout. Dieu sait si les Zéphirs
Peuple ami du Démon
l'assistaient dans sa tâche !
Le follet de sa part travaillant sans relâche
Comblait ses hôtes de plaisirs.
Pour plus de marques
de son zèle
Chez ces gens pour
toujours il se fût arrêté,
Nonobstant la légèreté
A ses
pareils si naturelle ;
Mais
ses confrères les Esprits
Firent tant que le
chef de cette république,
Par
caprice ou par politique,
Le
changea bientôt de logis.
Ordre lui vient
d'aller au fond de la Norvège
Prendre
le soin d'une maison
En tout
temps couverte de neige ;
Et d'Indou qu'il
était on vous le fait Lapon.
Avant que de partir
l'esprit dit à ses hôtes :
On
m'oblige de vous quitter :
Je ne
sais pas pour quelles fautes ;
Mais enfin il le
faut, je ne puis arrêter
Qu'un temps fort
court, un mois, peut-être une semaine.
Employez-la ; formez
trois souhaits, car je puis
Rendre
trois souhaits accomplis ;
Trois sans plus.
Souhaiter, ce n'est pas une peine
Etrange
et nouvelle aux humains.
Ceux-ci pour premier
voeu demandent l'abondance ;
Et
l'abondance, à pleines mains,
Verse
en leurs coffres la finance,
En leurs greniers le
blé, dans leurs caves les vins ;
Tout en crève.
Comment ranger cette chevance ?
Quels registres,
quels soins, quel temps il leur fallut !
Tous deux sont
empêchés si jamais on le fut.
Les
voleurs contre eux complotèrent ;
Les
grands Seigneurs leur empruntèrent ;
Le Prince les taxa.
Voilà les pauvres gens
Malheureux
par trop de fortune.
Otez-nous de ces
biens l'affluence importune,
Dirent-ils l'un et
l'autre ; heureux les indigents !
La pauvreté vaut
mieux qu'une telle richesse.
Retirez-vous,
trésors, fuyez ; et toi Déesse,
Mère du bon esprit,
compagne du repos,
O médiocrité (7),
reviens vite. A ces mots
La médiocrité
revient ; on lui fait place ;
Avec
elle ils rentrent en grâce,
Au bout de deux
souhaits étant aussi chanceux
Qu'ils
étaient, et que sont tous ceux
Qui souhaitent
toujours et perdent en chimères
Le temps qu'ils
feraient mieux de mettre à leurs affaires.
Le
Follet en rit avec eux.
Pour
profiter de sa largesse,
Quand il voulut
partir et qu'il fut sur le point,
Ils
demandèrent la sagesse ;
C'est un
trésor qui n'embarrasse point.
Les origines du rêve américain, et un sujet de BTS blanc
BTS
BLANC N°1
mercredi
12 février 2014
CGE
Thème
1
SYNTHESE
(20 points)
Les
origines du rêve américain
- S. Zweig, « Le rêve de ce siècle », Amerigo, 1942.
- Henry Miller, « Mon rêve de Mobile », Le cauchemar climatisé, 1942.
- Russel Banks, « Les trois rêves américains », Notre Histoire, 2006.Vous rédigerez une synthèse concise, objective et ordonnée de ces documents, qui retracent l'origine du rêve américain.
ESSAI
(10 points)
Cette
« part de rêve que chacun porte en soi », à quel prix
faut-il la réaliser ?
***
Ce
sujet comporte les deux fiches d'auto-évaluation vues en cours.
dimanche 23 février 2014
"L'attirante fantasmagorie des réalités sentimentales"
"Elle frémissait, en soulevant de son haleine le papier de soie des gravures, qui se levait à demi déplié et retombait doucement contre la page. "
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